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romans historiques

Mon grand-père

Roman d'Alan Alfredo Geday 
Extrait (Partie I)

En cette fin d’après-midi, sur les trottoirs de Bensonhurst, règne une douce odeur de marinaraLes épiceries italiennes ne désemplissent jamais, et les boîtes de tomates s’empilent à l’infini dans les vitrines comme une œuvre d’Andy Warhol. C’est ce qui se vend le mieux à Bensonhurst ! Sans compter l’huile d’olive et les gousses d’ail ! Bensonhurst n’est plus seulement le quartier des Napolitains et des Siciliens, mais rassemble des immigrés de toute la botte italienne depuis la fin de la guerre. Des drapeaux tricolores flottent aux façades des immeubles et définissent les limites de la « Petite Italie de Brooklyn ». Le quartier est haut en couleur : des promotions géantes, des affiches des derniers blockbusters, des disquaires bondés, des étals en tous sens, des terrasses surpeuplées où l’on joue à la scopa, des vitrines de jouets et des distributeurs de chewing-gums qui attirent les enfants à la sortie de l’école. Mais aussi les voitures qui vrombissent, les taxis jaunes qui klaxonnent, les motos qui pétaradent, et le métro qui file au-dessus des routes encombrées. C’est l’heure de pointe, et les habitants de Bensonhurst arpentent les rues pour leurs emplettes. Un bouquet de coriandre de-ci ! Quelques aubergines séchées de-là ! L’heure du dîner approche, mais on discute encore sur le perron des immeubles en briques rouges. On s’arrête aussi dans les delicatessen juifs pour un krantz, une brioche couverte d’une pâte de chocolat, un challah en tresse d’escargot, ou des beignets fourrés. Car au milieu de l’Italie new-yorkaise, une petite diaspora juive a subsisté. 

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Broché: 276 pages

Prix: 15,50 €

Kindle: 9,50 €

Date de publication : 2023

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Il était une fois Wanda

Roman d'Alan Alfredo Geday
Extrai
t (Partie I)

Wanda regarde sa bague de fiançailles. Elle observe les éclats de diamant se réfléchir sur la fenêtre du train. Elle est magnifique. Après Boris, c’est ce qu’elle détient de plus précieux. Elle a tout fait pour la sauver des révoltes bolchéviques. Le jour où ils avaient pillé leur appartement de Saint-Pétersbourg, elle avait glissé la bague d’Igor dans son corsage. Au moins, elle était certaine que les émeutiers ne l’emporteraient pas sans elle. Elle réfléchit. Ce train est son destin. Elle a l’impression d’avoir déjà vécu ce moment, comme un rêve qu’elle réalise. Ce paysage qui défile, elle l’a déjà vu. Cette langue française des voyageurs, elle l’a déjà entendue, et elle la parle et la comprend depuis ses années à Lausanne. Ce réconfort qu’elle espère trouver en France, elle l’a déjà ressenti. Comme si tout avait été écrit. Serait-ce le début d’une vie nouvelle ?

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Broché: 142 pages

Prix: 12,50 €

Kindle: 7 €

Date de publication : 2021

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La légende de Larry Hoover 

Roman d'Alan Alfredo Geday
Extrai
t (Partie III)

​Sous le pont de Brooklyn, c’est le lieu de l’interdit. C’est aussi le lieu où l’on discute de la fausse démocratie. Le lieu des complots, des menaces, des espoirs et des secrets. Le lieu des gens de rien qui veulent faire changer le cours des choses. Des gens en colère ou en perdition. Les réunions, on les fait en cachette, parfois même à la sauvette lorsque l’on entend une sirène qui approche. Les policiers font la ronde et embarquent quelquefois des ennemis de l’ordre social, ou tout du moins des noirs qui restent trop tard hors du ghetto et qui se rassemblent autour d’un baril. Personne ne sait ce qui s’est déroulé par le passé sous le pont de Brooklyn. Il y a bien des légendes et des rumeurs, mais seule l’East River connaît la vérité. C’est l’histoire des bas-fonds qui se chante dans le frémissement de l’eau.

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Broché: 358 pages

Prix: 20 €

Kindle: 11 €

Date de publication : 2020

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Le blues du pêcheur

Roman d'Alan Alfredo Geday
Extrai
t (Partie II)

« Maman,

Comme tu vois, je ne t’ai pas oubliée. Quatre mois déjà que je suis à Marseille. Le temps est passé vite, j’ai eu tant à faire, j’ai eu tant à apprendre et à découvrir. Marseille est grande. Elle m’a étourdi d’abord, puis elle m’a enchanté. Je m’y sens libre. L’anonymat a quelque chose d’exaltant. Livourne est un bourg comparé à Marseille. Je crois qu’il me serait impossible d’y vivre maintenant, je m’y sentirais enchaîné à une vie trop étroite. Ici, on peut trouver du travail, on peut tenter sa chance. Il y a beaucoup d’Italiens à Marseille. Je ne suis pas trop dépaysé. Nous, les Italiens, on vit en communauté, on se serre les coudes, tous confinés dans le quartier de la Belle de Mai. Les Français nous appellent les babi. On voit souvent des affiches dans la rue : « Immigrés italiens dehors, travailleurs français ! » Quelques escrocs m’ont même proposé une fausse carte d’identité si je soutenais le parti socialiste. Mais avec mon accent à couper au couteau et mon peu de vocabulaire, ce n’est pas demain la veille qu’on cessera de m’appeler macaroni. Ces sales gens ne doivent pas connaître notre cuisine pour en faire une insulte ! Ton cacciucco me manque, nos longues discussions aussi. »

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Paperback:  276 pages

Price:  15,50 €

Kindle: 9,50 €

Date de publication : 2019

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